ABSTRACTION
Léon Bellefleur
1910 – 2007
Huile sur panneau
4,5 x 6,5
Année de réalisation :
1971
Inscriptions :
Signée et datée au devant.
VENDUE
Léon Bellefleur
1910 – 2007
Léon Bellefleur, né à Montréal le 8 février 1910 et décédé dans la même ville le 22 février 2007, est un peintre et graveur québécois.
Très tôt attiré par l’art, il se heurte toutefois au refus de son père de le voir entreprendre des études aux Beaux-Arts. Il s’oriente alors vers l’École normale Jacques-Cartier et amorce une carrière d’instituteur qui durera près de vingt-cinq ans. En parallèle, il poursuit sa formation artistique en suivant des cours du soir et en travaillant à sa pratique personnelle. En 1934, il épouse Rita Jolicoeur, avec qui il aura cinq enfants.
Sa première exposition a lieu en 1946, alors que ses œuvres sont présentées aux côtés des dessins de ses élèves. L’année suivante, il publie Plaidoyer pour l’enfant, un texte défendant la créativité et l’imagination enfantines. En 1951, il remporte le premier prix de peinture moderne au Salon du Printemps du Musée des beaux-arts de Montréal.
En 1948, en réaction aux positions jugées trop radicales des Automatistes, il devient l’un des signataires du manifeste Prisme d’Yeux, rédigé par Jacques de Tonnancour, qui prône une liberté d’expression totale en art. En 1954, Bellefleur quitte l’enseignement pour se consacrer entièrement à sa pratique. Il s’installe alors à Paris avec son épouse, où ils vivront pendant une dizaine d’années. Il y fréquente notamment André Breton et le milieu surréaliste, une influence déterminante, bien qu’il ait toujours refusé l’étiquette de « surréaliste ».
Son œuvre témoigne de deux formes d’automatisme : un automatisme mécanique, issu de procédés physiques tels que les taches ou les ondulations de spatule, et un automatisme surrationnel, fondé sur une écriture plastique non préconçue. Membre fondateur de l’Association des artistes non figuratifs de Montréal à titre de conseiller, il développe une abstraction lyrique où le hasard et le subconscient sont mis en ordre par la composition picturale. Comme il l’explique : « Une forme en appelle une autre jusqu’au sentiment d’unité, ou de l’impossibilité d’aller plus loin sans destruction. »
De retour au Québec au milieu des années 1960, sa carrière connaît un nouvel élan grâce à une rétrospective organisée par la Galerie nationale du Canada en 1968. En 1977, il devient le premier lauréat du prix Paul-Émile-Borduas, décerné par le gouvernement du Québec pour souligner l’ensemble d’une carrière en arts visuels. En 1985, il reçoit le prix Louis-Philippe-Hébert de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal. Il devient membre de l’Académie royale des arts du Canada en 1989.
Le fonds d’archives de Léon Bellefleur est conservé au centre d’archives de Montréal de Bibliothèque et Archives nationales du Québec.
Contenu tiré de la page Wikipédia de l’artiste.
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